Une cuisine qui ouvre l’appétit

Ouf! Le déménagement est enfin derrière nous! Le 4ème en 4 ans mais malgré l’expérience, celui-ci a eu comme les autres son lot de surprises et de contraintes, comme si emménagement rimait nécessairement avec emmerdement… Nous voilà néanmoins dans nos nouveaux quartiers et heureux de l’être 🙂 Et c’est l’occasion de vérifier in situ l’efficacité des réflexions déco et des nombreux plans 3D réalisés sur le canapé chaque soir de ces derniers mois…

Premier chantier: la cuisine. Je suis fan de déco vintage mais là… Y a des limites tout de même!

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7’889 milliards, et moi et moi et moi

Pas plus tard qu’il y a deux jours, nous évoquions avec une collègue le caractère travailleur des Suisses. Toutes deux trentenaires, nous repensions avec une nostalgie mêlée de fatigue jamais évacuée les débuts de notre carrière dans le marketing, nos stages, nos jobs d’étudiantes et de fraîches diplômées, les heures supp’ accumulées et l’envie de si bien faire qu’on en venait systématiquement à faire le travail des autres, parfois même celui de nos chefs. Bref, une culture du travail bien suisse où la semaine de 42 heures n’était qu’un doux rêve et où la hiérarchie représentait un Olympe atteignable qu’après une bonne douzaine de travaux herculéens.

Ca, c’est notre génération qui, déjà, n’avait pas le droit de se plaindre par rapport à la précédente tant notre qualité de vie était incomparable.

En début de semaine, l’OFS publiait son étude sur le travail en Suisse en 2015 avec des résultats plutôt paradoxaux. On y apprend effectivement que les Suisses ont travaillé 7’889 milliards d’heures en 2015, soit une augmentation de 2.3% qui s’explique par…une plus grande coïncidence des jours fériés et des week-ends. Autrement dit, sans les hasards malheureux du calendrier, nous aurions bien moins travaillé, ce que tend à confirmer un autre chiffre de l’OFS qui indique que le temps de travail hebdomadaire des salariés à plein temps a diminué de 7 minutes en 5 ans et que le nombre de semaines de vacances a pour sa part augmenté de 0.4 jour. Vous suivez toujours?

Je ne suis pas statisticienne et je n’ai pas la prétention d’analyser ces chiffres. Mais un sujet à ce propos dans le journal du matin d’hier sur la Première m’a apporté une confirmation dans ce que j’avais déjà ressenti « sur le terrain »: les générations X et Y savent nettement mieux équilibrer travail et loisirs que nous ne saurons jamais le faire… Fini le stagiaire mis à l’épreuve par la gestion d’un projet digne d’un DG, fini le bizutage de l’assistante lâchée dans l’arène d’un conseil d’administration hostile, exit le surmenage de l’employé en CDD qui se retrouve à remplacer 3 postes différents en même temps. L’heure est à l’économie de soi, au besoin de s’épanouir par la qualité plus que par la quantité, à la préservation d’une vie privée faite de créativité personnelle, de loisirs et de relations humaines. Est-ce à dire pour autant que la qualité d’exécution n’est plus là? Honnêtement, je n’en sais rien. Certainement que c’est sur le long terme seulement que nous pourrons « juger » de cette nouvelle manière d’envisager la construction d’une carrière. Encore faudrait-il déterminer les critères d’une « vie réussie », Ô combien subjectifs…

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La vraie magie du rangement: jeter!

Il n’y a pas de miracle: pour intégrer notre nouveau 90 mètres carrés en toute sérénité, il faut faire des choix car, et c’est mathématique, tout ne rentrera pas. Il y a un an, et sans que je ne me rappelle très bien pourquoi, je m’étais offert « La magie du rangement », sans doute attirée par le label « Best Seller » qui ornait sa couverture épurée. J’avais alors démarré sa lecture et découvert ainsi les bases de la méthode KonMari, développée par l’auteur Marie Kondo. Une méthode constituée d’étapes plutôt logiques (tri, évacuation/répartition, rangement) et de rituels plutôt étranges. Marie Kondo semble en effet accorder une attention toute affective aux objets de manière générale puisqu’elle propose de « ressentir » l’âme de chacun d’entre eux et de définir si son existence nous apporte joie et bonheur, seule condition pour que l’objet conserve sa place dans notre armoire. Il faudrait aussi « soulager » son sac à main en le vidant chaque soir, ou encore saluer sa maison et la remercier de nous abriter chaque fois que nous rentrons. Bref, on rigole bien à la lecture de cet ouvrage.

Blague à part, elle m’a aidé à réfléchir sérieusement à mon rapport à la possession et à procéder de manière rigoureuse à la première étape et pas des moindres: le tri. Même si je n’ai pas suivi le processus à la lettre, même si je suis à peu près certaine que d’autres objets ne passeraient pas la barre d’un deuxième tour, j’ai ressenti une véritable et exponentielle satisfaction à évacuer tout ce qui m’était superflu… Et y’en avait! A chaque zone « allégée », quel bonheur (oui, bonheur!) d’admirer ses armoires, tiroirs, commodes enfin accessibles, où chaque objet est enfin visible et donc, utilisable. Car c’est bien cela l’enjeu: réduire la quantité pour vraiment « aimer » (c’est-à-dire utiliser) ce qu’on a, ce qu’on apprécie, ce qui nous rend vraiment service. Et ce qui est fou, c’est que plus on jette, plus c’est facile de jeter (c’est également pour cela que Marie Kondo procède dans un ordre bien précis que je n’ai pas forcément respecter).

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Petit espace, grande vie

Voilà ça y est. Plus que quelques petites semaines avant que ne démarre notre nouvelle vie, avant que nous déménagions. Bon, ce ne sera jamais que la quatrième fois en quatre ans. Depuis, on est devenu pros, expérimentés, le monde merveilleux des cartons, du réaménagement et de la décoration n’ont plus de secret pour nous. On est des brutes du délogement, des toqués du transport, des techniciens de l’état des lieux, le cauchemar des gérants!

Sommes-nous sadomasochistes de replonger ainsi presque chaque année dans l’enfer du déménagement? Croyez-nous, nous n’y prenons pas (ou plus) aucun plaisir. Mais la vie nous a poussé à faire des choix à des moments donnés qui, à d’autres moments donnés se sont avérés pas si pertinents que ça. L’erreur est humaine mais l’entêtement est diabolique (dit le proverbe lorsqu’il est traduit dans sa totalité). Alors plutôt que de s’enliser, on revoit notre copie et on corrige le tir.

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